Ueli Kestenholz | 17.08.2017

Randonnée à la verticale

«C'est encore loin?»: voilà une question que je posais souvent étant enfant, lors de randonnées. Plutôt qu'une longue randonnée, souvent monotone pour les enfants, je souhaite offrir à mon fils une véritable aventure. L'idée du grand-père est donc tombée à pic: faire l'ascension de la Simmenfluh, que je n'avais jusqu'alors observée qu'en parapente, en empruntant un chemin de randonnée alpin aux airs de via ferrata.

Le chemin balisé bleu-blanc-bleu conduit de Brodhüsi bei Wimmis à 770 mètres d'altitude jusqu'au Sunnighorn à 1397 mètres, sur une paroi assez verticale. D'en bas, il semble presque impossible qu'un sentier de randonnée s'élève à cet endroit. De longs passages d'escalade, sécurisés par des câbles, donnent effectivement au parcours des airs de via ferrata. En raison de l'inclinaison, il peut arriver qu’une pierre chute, ce qui explique pourquoi il est recommandé de porter un casque.

Pas une seule fois au cours des deux heures et demie d'ascension mon fils n'a posé la question: «Combien de temps doit-on encore crapahuter?». Au contraire, il se déplaçait avec de plus en plus d'aisance au fil du temps et prenait du plaisir à escalader; son baudrier relié à une courte longe n'a d'ailleurs servi qu'à assurer sa sécurité, sans jamais entrer en action. A environ 1000 mètres d'altitude se trouve le «nid d'aigle», une petite cavité qui contient un livre d'or et offre la possibilité de s'assoir le temps d'une courte pause.

On trouve également d'autres cavités en poursuivant l'ascension. Après avoir franchi le sommet avec succès, nous avons profité de la vue imprenable sur le lac de Thoune et les Alpes bernoises, avant de faire griller nos cervelas dans une cavité à demi ouverte. Un en-cas bien mérité avant de reprendre le chemin du retour sur un sentier plus facile. Notre aventure a duré six heures au total. C'est incroyable de voir que ces petites jambes ont suffisamment d'énergie lorsque l'action et la variété sont au rendez-vous...

 

Informations sur l'auteur

Ueli Kestenholz

Premier médaillé olympique de snowboard en 1998, Ueli Kestenholz a vu sa notoriété dépasser largement le milieu du snowboard. Ses images prises sur la neige, dans l’eau, sur la terre et dans les airs ne séduisent pas seulement ses sponsors, mais aussi un public qui vient nombreux à ses conférences multimédia.