Melanie von Arx / 16.04.2021

Davantage de temps à la maison, davantage de kilos?

Environ 42% de la population suisse est en surpoids et près de 11% est obèse. Le télétravail fait augmenter ces chiffres. En cause: le manque d'activité physique et une modification de l’alimentation. Mais les kilos supplémentaires ne sont pas sans danger.

Le télétravail, la fermeture des centres de loisirs et de sport, la distanciation sociale: en 2020, les Suisses ont passé plus de temps que jamais entre leurs quatre murs et ont fait nettement moins d'activité physique. La conséquence? Le surpoids et les maladies qui en résultent sont en hausse au sein de la population. Mais à quoi cela est-il dû?

Manque d’activité physique en télétravail

Tout pendulaire en fait l'expérience: le trajet jusqu’à la gare se fait volontiers à pied ou à vélo, et parfois, un petit sprint est nécessaire pour parvenir à monter à temps dans le prochain train ou bus. Ces séquences de mouvement font partie de la routine sportive quotidienne, et ce, sans que l’on doive véritablement les planifier. Tout cela disparait en télétravail. À cela s’ajoute le fait que le réfrigérateur bien rempli est désormais dans la pièce d’à côté.

 

La tentation est grande de grignoter un en-cas que l’on n’aurait pas sous la main au bureau. En conséquence, le manque d'activité physique et une modification de l’alimentation font rapidement s’accumuler quelques kilos supplémentaires sur les hanches. Près d’une personne sur quatre a pris du poids depuis le début de la pandémie de coronavirus. En Suisse, environ 42% de la population adulte est actuellement en surpoids, une personne sur dix étant même obèse.

Le surpoids, un facteur de risque

Le surpoids est déterminé par l’indice de masse corporelle (IMC). Il s’agit là d’une valeur de référence, qui n’est pas nécessairement correcte pour tout le monde. Un IMC compris entre 18,5 et 24 est néanmoins considéré comme un «poids normal». Entre 25 et 29, on parle de «léger surpoids». À partir d’un IMC de 30, on est considéré comme «obèse». L’obésité en elle-même n’est pas une maladie, mais les kilos supplémentaires peuvent rendre malade: les personnes obèses font partie du groupe à risque d’évolution grave du Covid-19. Les maladies telles que l’hypertension, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les problèmes articulaires, le cancer et l’apnée du sommeil sont plus fréquentes au sein de ce groupe de population. À cela s’ajoute, pour les femmes, une probabilité plus élevée de complications lors de la grossesse ou de lipœdème (syndrome de la culotte de cheval).

 

C’est pourquoi il vaut mieux consacrer à l’activité physique le temps libre supplémentaire qu’offre le télétravail. Une balade à l'air frais réduit non seulement les kilos, mais favorise aussi la productivité et la concentration au bureau. Vous trouverez davantage de conseils pour un quotidien professionnel sain sur notre blog Visana.

Surpoids et obésité

42% de la population suisse est en surpoids ou obèse, 51% des hommes et 33% des femmes ayant quelques kilos en trop. Le calcul de l’IMC sert de base pour mesurer le surpoids: poids du corps (en kilogrammes) divisé par la taille (en mètres) au carré. Surpoids: IMC compris entre 25 et 29,9; obésité: IMC ≥ 30.

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À propos
Melanie von Arx

Je travaille depuis 2016 au sein du département Communication d’entreprise de Visana, en qualité de rédactrice. J’apprécie de pouvoir découvrir sans cesse de nouveaux thèmes et intégrer mes propres sujets d’intérêt, comme dans le domaine de l’alimentation saine. L’activité physique est essentielle à mes yeux, que ce soit un jogging en forêt ou un cours de Pilates. Je suis également en mouvement sur notre globe terrestre: j’adore découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures.

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